Publié par : lukmah | 3 octobre 2012

Voyages en politique québécoise

Entre Toronto, Ottawa et Montréal…

Une dizaine de jours en vélo et auto-stop. Retrouvailles avec les amis québécois et retour dans la Belle province juste après les élections provinciales qui signent la fin de règne pour le gouvernement liberal honni des étudiants en grève depuis février 2012.

Sur les plages à Toronto, dans les cafés d’Ottawa, dans un camping-car vers Montréal, les discussions ramènent inévitablement vers ce conflit étudiant transformé  en « printemps québécois » ( ou « érable » selon les sensibilités politiques…).

Moment historique à bien des égards, ce long conflit semble avoir politisé de façon unique une bonne part de la société québécoise sur l’axe gauche/droite plutôt que souverainiste/fédéraliste… on a pris position et on s’est chicané  dans des familles ou l’on n’avait jamais discuté politique! Des amis journalistes rigolent en pensant aux soupers familiaux de Noël qui s’en viennent doucement… combien de discussions passionnées ce soir la?

La hausse des frais pour l’enseignement universitaire (élément déclencheur du conflit) est maintenant abolie par le gouvernement du Parti Québécois emmené par la première Première Ministre au Québec, Pauline Marois. Est-ce à dire que les carrés  rouges de la grève étudiante sont retournés au placard? On croise encore des militants l’arborant ou des restes de graffitis dans les environs de Montréal… mais clairement le mouvement de masse s’est éteint avec l’arrêt de la grève.

Ce qui ne l’est pas, par contre, c’est l’enthousiasme des jeunes qui ont connu cette mobilisation incroyable, l’adrénaline des manufestations, des cortèges de casseroles et des manifs nocturnes :  » On sait que c’est possible maintenant et ça, c’est fort! Unique dans notre génération », entend-t-on…

Dans Montréal en Brompton, le vent est à l’automne et aux débats entre scrutin majoritaire/proportionnel*,  lutte pour la chefferie libérale, élection de la 2e députée de Québec Solidaire, « people-sation » des leaders étudiants…

Voyage en politique québécoise sur de petites roues…

* Le Québec vote par scrutin uninominal majoritaire à un tour. Le vote n’est pas obligatoire. Doublement étrange pour un Belge mais également  pour de nombreux Québécois. Il faut dire que le premier parti, le Parti Québécois, forme un gouvernement minoritaire avec 31,95% des voix et 54 députés mais le Parti Libéral (2e) le talonne avec 31,20% et 50 députés, se retrouvant dans l’opposition. Ce mode de répartition est encore plus frustrant pour le 3e parti ayant récolté 27% des voix mais ne reçoit que 19 sièges a l’Assemblée Nationale! On est loin de notre gouvernement fédéral belge rassemblant presque l’ensemble du spectre politique!


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